Compte Rendu de la réunion Funambule du 6 octobre

Étaient présents Aurélia Fradin, Mélanie Mésager, Laura Uzan, Jessica Piris, Héléna van Riemsdijk, Marine Ghielmetti, Antonia Andreu, Amélie Matos, Anne-Chloé Leroy, Giulia Basaglia, Lauriane Assolent, Garance Brehaudat, Ludivine Métairie, Céline Gauthier, Margot-Zoé Renaux, Marika Rizzi, Elisabeth Le Bail, Gwen Invités Patrick Germain-Thomas et Christophe Martin

1.Présentation et historique de la revue

Funambule est la revue des étudiants en danse de Paris 8. Imaginée et créée par les étudiants et pour les étudiants, elle est entièrement réalisée et produite par eux. Cette revue a toujours été pensée comme un espace de liberté pour les étudiants du département Danse. Un espace pour s’essayer à l’écriture, pour traiter des sujets qui les préoccupent, pour prendre la parole sur des débats d’actualité, pour communiquer sur la recherche en danse, pour élaborer une pensée sur leurs pratiques… Treize numéros sont parus entre 1999 à 2015.

2. Présentation et bilan du numéro 13 paru en décembre 2015

Le numéro 13 a été tiré à 200 exemplaires et aujourd’hui, environ une cinquantaine a été vendue, essentiellement à des étudiants du département Danse et à l’occasion de la Journée de l’édition en danse organisée à Micadanses en mai 2016. Après la publication du dernier numéro, nous avons constaté plusieurs éléments d’organisation qui seraient à améliorer pour la suite : Une réalisation plus collective – il faudrait organiser de vraies séances de travail collectif tout au long de l’élaboration du numéro (même si tout le monde n’est pas forcément tout le temps présent) Un délai de production moins serré – s’organiser pour pouvoir être moins serrés sur le délai – nous laisser le temps de pouvoir organiser des temps de discussions et d’échanges dans le processus de rédaction Question des relecteurs – étudier la possibilité de faire appel à un ou plusieurs relecteurs extérieurs dans une idée de plateforme d’apprentissage et d’expérimentation pour les étudiants Idées générales sur le format actuel – rester sur le format A5 (format actuel) ou autre chose ? – l’intérieur du n°13 semble un peu triste quand on l’ouvre, cela manque un peu d’aération, d’images… Quid du noir et blanc ? – prendre plus le temps sur le travail de la mise en page – illustrations : dessins, photos ? Les contenus – tenter de varier la nature des contenus – lien avec la recherche, les cours… mettre en œuvre les outils de notre cursus – lien avec la réalité, l’actualité (cette dimension manque aujourd’hui) – identité graphique plus forte à trouver – format revue : il faut tout de même garder en tête l’idée d’un cadre spécifique qui permette d’identifier qu’il s’agit bien d’une revue

3. Parole donnée à Christophe Martin et Patrick Germain-Thomas

Pourquoi êtes-vous intéressés par la revue Funambule ? De votre point de vue, quelle pourrait être l’utilité d’une revue d’étudiants en danse ? Christophe Martin Le fait que la revue Funambule existe depuis plus de 20 ans marque son inscription dans le paysage de l’édition en danse. La relation entre la danse et l’université est encore loin d’être évidente et les initiatives sont timides. Funambule peut faire ce lien. Aujourd’hui, l’édition en danse ne cesse d’augmenter depuis la Seconde Guerre Mondiale mais les thèmes de publications restent restreints à certaines têtes d’affiches. Ce qui m’intéresse dans Funambule réside dans les possibilités de contenus un peu différents et notamment : – la pertinence d’un lien entre l’université et le monde de la danse comme un reflet de nos travaux universitaires et des regards sur la danse en général – la critique de spectacles dans un espace suffisamment étendu pour cela. Évidemment, cela suppose, vu la périodicité, de choisir des pièces polémiques et intéressantes. Nous devons être capables aussi de sortir de nos domaines de recherches, notamment grâce à l’idée de rubriques. Il est également indispensable de savoir à qui l’on s’adresse, afin de parvenir à dépasser le premier cercle de diffusion. Un système d’abonnement doit être mis en place. Y a-t-il une volonté de professionnalisation ? Faut-il, selon les thématiques, commander des textes à des auteurs ? Patrick Germain-Thomas En accord complet sur la question de la critique. L’édition en danse se développe toujours trop lentement et des pans entiers ne sont pas couverts. Quelle est la place de Funambule là-dedans ? C’est la bonne question à se poser. Il semble nécessaire d’ouvrir l’idée de revue universitaire avec des rubriques différentes afin que ce soit véritablement un lieu pour expérimenter l’écriture, et pas seulement dans la doxa en termes de sujets et d’originalité des regards portés. Il faut rechercher son originalité. Le contenu peut être beaucoup plus varié que ce dont nous avons l’habitude. Le format « revue » implique deux éléments importants : – un niveau d’écriture relativement élevé – des informations vérifiées, argumentées et bien écrites Il est primordial de trouver une dynamique entre une exigence haute et une grande bienveillance, car c’est cet équilibre qui permet de progresser et de faire progresser. Souvent, dans la question des publics en danse, le risque c’est l’isolement, l’enfermement sur la danse elle-même. Peut-être qu’en essayant de toucher un univers proche, cela permettrait une visibilité plus grande, par exemple au sein des autres départements d’esthétique de Paris 8. Remarque : nous devons notamment être attentifs à la revue Marges éditée par le département des Arts Plastiques à Paris 8.

4. Enjeux et perspectives pour le numéro 14, organisation et calendrier de travail Création d’un comité de rédaction

Le comité de rédaction est l’organe de décision final de la revue sur tous les sujets et notamment :

– l’agencement et l’ordre des articles – le choix des textes publiés – le nombre de pages – le nombre d’exemplaires

– plus largement, toutes les questions techniques liées à l’édition. Dans l’idéal, un secrétaire de rédaction se charge de récupérer les textes à temps, au bon format… bref de centraliser tous les éléments pour préparer le travail de mise en page puis d’impression. Le comité de rédaction ne doit pas écrire dans le numéro qu’il coordonne.

-Nécessité de rédiger un règlement intérieur qui permette de cadrer les choses et de légitimer la revue sur le fond. Ce règlement permettra de déterminer combien de membres du bureau doivent être au comité de rédaction par exemple. Le nombre de personnes au comité de rédaction doit être suffisant mais pas trop important. L’idée est de pouvoir arriver à une prise de décisions par le consensus. Il faut en penser l’efficacité. Un nombre impair peut permettre de trancher dans certains cas. Trois semble peu, mais cinq semble un peu compliqué à gérer. Dans certains cas, un ou plusieurs coordinateurs de numéro sont nommés en plus du comité éditorial. Pour Funambule, cela paraît un peu trop ambitieux et complexe comme organisation. Comité de lecture Le comité de lecture peut être plus large que le comité de rédaction. Les relectures doivent se faire en aveugle dans un premier temps, pour permettre le plus d’impartialité possible. La question est de savoir si l’on souhaite compiler des textes déjà écrits ou bien faire des commandes à travers un appel à contributions.

-Identité de la revue. Il est important de créer une identité claire de la revue, pour que les gens sachent ce qu’ils vont trouver dedans. Que l’on puisse faire un portrait de la revue. Mais si ce portrait change tout le temps, il faudra sans arrêt aller chercher un nouveau lectorat.

-Thématique, le mieux est de choisir la thématique le plus collégialement possible, en prenant en compte les envies et idées de chacun. Contenu L’idée de rubriques permet d’ouvrir la revue à d’autres personnes.

-Calendrier – publication courant septembre pour accueillir les nouveaux étudiants de Paris 8 avec le nouveau numéro à la rentrée – juillet/août : édition – fin juin : versions finalisées des articles et mise en page – de février à juin : ateliers de travail en groupe pour peaufiner les textes et comprendre les points bloquants – 1 er février : premières versions des articles – de novembre à janvier : ateliers de travail en groupe pour préparer et accompagner le travail d’écriture

-Remarques : les dates de rendus doivent être extrêmement fixes pour inciter les contributeurs à les tenir. Diffusion – présence à l’occasion de Camping au CND : nous pouvons préparer des bulletins de souscriptions pour démarrer dès cette période la communication autour du nouveau numéro Prochaines étapes pour la réunion du 12 octobre 2016 – Le bureau d’Anacrouse détermine le nombre et le type de personnes devant constituer le Comité de rédaction afin de pouvoir procéder aux votes.

– Le bureau d’Anacrouse détermine le nombre et le type de personnes devant constituer le Comité de lecture afin de pouvoir procéder aux votes.

– Le bureau d’Anacrouse ébauche un règlement intérieur pour le soumettre au groupe. – Les personnes souhaitant écrire un texte dans le prochain numéro préparent une présentation courte et synthétique de leur envie d’article avec l’angle d’attaque qu’elles souhaitent adopter dans cet écrit.

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